Jacques Antoine Charles BRESSE

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Mon Arrière Grand Oncle : Jacques Antoine Charles BRESSE (JAC) :

Celui qui a son nom sur la tour Eiffel !

Il est né le 9 octobre 1822 à Vienne (Isère) – mort le 22 mai 1883 à Paris.

La mère de JAC meurt en 1825. Il n’a que 3 ans. Son père, Innocent François Candide, négociant en draps, à Vienne,  le confie à sa soeur, Jeanne Marie Unité, qui vient de se marier et qui vit à Artas, berceau de la famille BRESSE. Elle va lui servir de mère. Il est élevé comme un paysan. A 7 ans; il ne parle que le patois. On lui dit : « Ba, mije, te case » (Bois, mange et tais-toi) qui est resté célèbre dans la famille.

A 8 ans, on le met au collège à Bourgoin (13 kms), où il va tous les jours en carriole. Il y réussit. On le met en interne (à 15 ans) au lycée de Lyon puis au lycée Saint Louis à Paris. Il entre à 19 ans et dans les premiers à l’Ecole Polytechnique en 1841.

Il obtient son diplôme de l’École Polytechnique en 1843 puis entre à l’Ecole de spécialisation des Ponts et Chaussées. Il est un an ingénieur des Ponts et Chaussées, à Nérac, puis à Bourgoin. Il y fait des drainages, des petits ponts.

En 1848, à 26 ans, Il devient répétiteur et ensuite professeur de mécanique appliquée à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées et à l’École polytechnique..

En 1856, il se marie avec Pauline RAY, qui a 20 ans. Ils n’auront qu’un seul enfant, Marcel, qui est lui-même devenu Inspecteur Général des Ponts et Chaussées. Tous les ans, il va passer quelques jours à Vienne, et aussi à Artas, chez les autres familles BRESSE.

Il entre en 1881 à l’Académie des sciences, section mécanique. Il aura aussi la Légion d’Honneur.

Il se passionne aussi pour la musique et il écrira un traité d’Harmonie.

Le 8 Mai 1883, il s’alite, atteint d’une érysipèle (infection cutanée inflammatoire). Il meurt le 22 Mai 1883,  agé de 61 ans. De nombreux discours de savants seront prononcés sur sa tombe.

Il a écrit des équations qui sont enseignées dans les écoles d’ingénieur, comme Polytechnique, Centrale,  Ponts et Chaussées, Arts et Métiers, INSA sur la déformations des poutres.

Les déformations sont obtenues par sommation (intégration) des déformations élémentaires des petits tronçons de poutre. Elles permettent de calculer les déplacements des poutres sous l’effet du chargement. Elles servent pour le calcul des ponts routiers ou de chemin de fer.

Ces équations sont dites « Equations de BRESSE » ou « Equations de NAVIER-BRESSE »

Dans un de ses cours de l’Ecole Polytechnique, dont je possède un exemplaire, il a fait un avant-propos, qui montre l’importance de son approche, pour les constructions métalliques, comme les ponts ou les tours.

Plus tard, il a fait des recherches hydrauliques, en particulier sur la surface libre des cours d’eau. Ceux-là ont été couramment utilisés dans les constructions de barrages, en particulier pour calculer d’avance comment ils modifieront le cours d’eau en amont du barrage.

Il était inspecteur général des Ponts et Chaussées. A ce titre, il a présidé le jury qui a autorisé Gustave Eiffel à construire le viaduc de Garabit. Il a considéré que Gustave Eiffel devait prendre tous les risques financiers.

Il était décédé lorsque Gustave Eiffel a construit sa Tour, mais celui-ci a voulu lui rendre hommage en mettant son nom au niveau du premier étage, avec d’autres savants (mathématiciens, physiciens, chimistes…) beaucoup plus connus comme Ampère, Lavoisier, Laplace, Chaptal, Gay-Lussac, Béquerel, Coriolis, Coulomb, Foucault….

Une bibliographie lui est consacrée sur Wikipédia (je viens de rajouter sa photo) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Antoine_Charles_Bresse

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