Mon arrière-grand-père : Jean Louis Gustave BRESSE (1819-1884)

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Jean Louis Gustave BRESSE était le frère de Jacques Antoine Charles BRESSE.

Il était l’ainé des 2 enfants. Comme Jacques Antoine Charles, il a perdu sa mère très jeune, il avait 5 ans. Innocent François Candide, négociant en draps, à Vienne, le confie à sa soeur, Jeanne Marie Unité, qui vient de se marier et qui vit à Artas, berceau de la famille BRESSE. Elle va lui servir de mère. Il est élevé comme un paysan.

Nous n’avons pas beaucoup d’autres détails sur son enfance, ses études. Celles de Jacques Antoine Charles sont plus connues.

Même s’il est décédé en 1884, à 64 ans, nous avons juste une photo de lui, prise dans un album de la famille.

Pourquoi Jean Louis Gustave BRESSE est-il devenu avoué ?

Son père, Innocent François Candide, a épousé Marguerite Louise PEROUSE dont le père, Jacques PEROUSE, était notaire royal au Parlement du Dauphiné, en 1787.

A Vienne, il y avait une étude de notaire créée par Jacques PEROUSE.

Jean Louis Gustave a sans doute fait des études de droit. Il est devenu avoué, et l’étude PEROUSE qui est devenue PEROUSE-BRESSE.

Plus tard, son fils, mon grand-père, Francis BRESSE a repris la fonction d’avoué.

Une descendance PEROUSE a repris l’étude de notaire, qui est devenue plus tard FRECON, puis SEGUIN.

Quel était la fonction d’un avoué ?

Un avoué était un officier ministériel qui était seul compétent pour représenter les parties devant les cours d’appel.

Les professions d’avoué et d’avocat ont fusionné en 2012 sous l’appellation commune d’avocat.

Pourquoi Jean Louis Gustave BRESSE est-il devenu maire d’Artas ?

La famille BRESSE a géré la commune en tant que maire pendant près d’un siècle. La famille a gardé des terrains, des maisons. Ils se sont beaucoup impliqués dans la vie de la commune après la révolution en devenant maires.

Jean Louis Gustave BRESSE devient maire d’Artas, le 18 Mai 1871, réélu en 1876 et en Janvier 1881. Il est décédé le 5 Mai 1884 et a été remplacé par Mr DELAY. Il est resté maire 13 ans.

Qu’a-t-il fait de la propriété de Saint Marcel ?

Comme expliqué dans l’article précédent, Gustave BRESSE a vraiment fait construire la maison dans son pourtour actuel. C’est-à-dire le rez-de-chaussée avec une grande cuisine taillée en partie dans la roche, et avec une grande verrière, assez haute de plafond, une entrée en forme de hall, un salon avec des ouvertures donnant sur la rue en étage, une salle à manger taillée en partie dans la roche ainsi qu’une alcôve, un bureau donnant sur la rue, une chambre qui servait de lingerie. Au 1er étage, il y avait des chambres, au 2 ème étage, un grenier et une magnanerie. Il s’agissait d’un local, muni d’un système de chauffage, où se pratique l’élevage du vers à soie. Mon arrière-arrière-grand-père, Innocent François Candide avait aussi une magnanerie à Artas.

Quelle a été sa descendance ?

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Jean Louis Gustave BRESSE a épousé, en 1854, à 34 ans, Antoinette BRUNET qui avait 24 ans, qui était de Saint Clair du Rhône et d’origine paysanne.

Ils ont eu 5 enfants, dont seuls 3 ont vécus.

Louise BRESSE a épousé Louis LACOMBE qui est devenu notaire à Artas

La famille LACOMBE est restée très impliquée à Artas, car le fils Charles a été notaire, Juge de Paix, Maire d’Artas (1919-1935)

Isabelle Françoise Marguerite BRESSE a été religieuse et est décédée à Montélimar, à 41 ans.

Louis François, dit Francis, BRESSE, mon grand-père a pris la suite de son père, comme avoué, a été maire de Vienne et Conseiller Général au département de l’Isère.

Il a épousé en 1866, Emma BERTINI, petite fille du compositeur Henri Jérôme BERTINI.

Ceux qui sont enterrés à Artas

Jean Louis Gustave et son épouse, Marie Antoinette BRUNET sont enterrés à Artas.

Louise BRESSE et son époux, Louis LACOMBE sont enterrés à Artas.

En plus, il y a Marie Isabelle BRESSE, fille de mon grand-père et de Emma BERTINI, qui n’a vécu qu’un an et demi, avant que le caveau GUY-BRESSE n’existe à Vienne.